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Critique du film Aviator



Qui se souvient d’Aviator, le super héros en forme d’avion ? Et bien apparemment personne. Il faut dire que le comics avait fait un flop commercial lors de sa sortie en 73. Son cri de guerre « Sur cette planète, la mort vient du ciel, tremblez vilains, sur cette planète le mal ne triomphera jamais sur cette planète tant que je veillerais sur cette planète ! » est une preuve accablante du laisser-aller de ses (deux anonymes qui ont cependant participé à l’écriture du scénario du film critiqué ici).

Mais le monde d’Hollywood est plein de surprises, et certains producteurs, voulant surfer sur la vague des succès de Super-Man, Spider-Man, Bat-Man, Bio-Man, Janjakgol-Man et des meilleurs, ont déniché ce comics oublié de tous : Aviator.

L’histoire, c’est, on peut le dire, et n’ayons pas peur des mots, le combat titanesque entre Aviator (interprété par Chuck Norris) et les MST : les Méchants Syriens Terroristes (interprétés par les Gipsy Kings, avec de fausses moustaches). Ces derniers menacent les Etats-Unis d’une attaque bactériologique et le film nous fait vivre la course contre la montre haletante du brave Aviator pour déjouer les plans diaboliques de ces « barbares inhumains » (cf le press-book). Au cours de sa mission, il sera aidé de la, un robot mi-femme mi-camion (interprétée par Paris Hilton). De leur amour naitra le petit Tractochien, un robot mi-chien, mi-tractopelle.

Seule ombre au tableau de ce divertissement non-engagé : la scène de bataille finale, véritable foire aux effets spéciaux qui s’arrête en pleine action. L’issue de l’affrontement ne sera révélée aux spectateurs qu’après les 11 minutes de générique de fin. Une bonne stratégie pour faire lire les crédits dans leur intégralité, seulement, les 4 des gens quittent la salle faute d’en être informés. Mais on se doute bien que c’est Aviator qui gagne et que, en guise de fin ouverte, le gouvernement américain se prépare à riposter contre la Syrie. Ils sont comme ça les Américains. Un prêté pour un rendu. Merci Aviator.

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